presentation generale des pathologies

Notre premier focus porte sur les maladies héréditaires de la rétine pour lesquelles il n’existe actuellement pas de traitements satisfaisants ou autorisés. Notre objectif est de fournir aux patients un traitement durable, bénéficiant de notre expertise de pointe, en associant une approche basée sur la thérapie génique avec nos plates-formes technologiques propriétaires de séquence de ciblage mitochondrial (MTS) et d’optogénétique. Nos deux produits candidats principaux sont développés pour traiter deux maladies rares affectant la vue : la Neuropathie Optique Héréditaire de Leber (NOHL) et la Rétinite Pigmentaire (RP).

Nos technologies pourraient ouvrir la voie à d’autres applications dans des maladies de la rétine impliquant par exemple la perte des photorécepteurs, et pourraient être transférable à la forme sèche de la dégénérescence maculaire (DMLA sèche ou dry-AMD).

  • Neuropathie Optique Héréditaire de Leber (NOHL)

    La maladie de NOHL est provoquée par des défauts de gènes mitochondriaux codant pour des protéines appelées NADH déshydrogénase. 95 % des cas de NOHL sont dues à des mutations des gènes mitochondriaux ND1ND4 et ND6, qui codent pour les protéines du Complexe I de la chaîne respiratoire, un élément important de la production d’énergie au sein de la mitochondrie et par conséquent de la cellule. La mutation ND4 est responsable de la majorité des cas de NOHL, représentant environ 70 % des cas en Europe et en Amérique du nord et entre 80 et 85 % des cas en Asie.

    Bien que le défaut génétique soit présent partout dans le corps, les symptômes de la NOHL sont limités aux cellules ganglionnaires rétiniennes, ou CGR, situées à la surface de la rétine. Ces cellules reçoivent des informations visuelles des photorécepteurs et les transmettent au cerveau. Cependant, la mutation génétique des gènes mitochondriaux ND1, ND4 et ND6 perturbe le complexe I, privant les CGR d’énergie les rendant alors incapables de transmettre les signaux au cerveau. Le patient devient aveugle.

    La survenue de la perte de la vision due à NOHL se produit habituellement entre 15 et 35 ans. La perte de la vision survient souvent de manière séquentielle : un œil est tout d’abord touché, suivi par le second œil en moyenne deux mois plus tard.

    La perte de la vision est brutale et soudaine. Elle est vécue de façon dramatique par les patients atteints de NOHL ce qui boulevers leurs vieset celles de leur famille tout en  les affectant au niveau social, émotionnel et financier. La NOHL entrave considérablement la capacité des patients à réaliser les activités quotidiennes, réduisant significativement leur autonomie, et perturbant leurs choix de vie.

  • Rétinite pigmentaire (RP)

    La rétinite pigmentaire (RP) est la principale cause de cécité héréditaire dans les pays développés, avec une prévalence d’environ 1,5 million de personnes touchées à travers le monde. En Europe et aux États-Unis, environ 350 000 à 400 000 patients souffrent de RP, et chaque année entre 15 000 et 20 000 nouveaux patients sont affectés par une perte de la vision due à la RP. Il n’existe actuellement aucun traitement pour la RP, considérée comme une maladie orpheline rare aux États-Unis et en Europe.

    La RP représente en réalité un groupe de maladies oculaires génétiques liées entre elles qui se manifestent cliniquement soit par des formes non syndromiques impliquant un handicap visuel isolé, soit par des formes syndromiques impliquant d’autres organes ou tissus (telles que la maladie de Usher ou le syndrome Bardet-Biedl, qui se manifestent tous deux dans la rétine et la cochlée de l’oreille). Les mutations à l’origine de la RP sont hétérogènes et incluent des formes récessives, dominantes et liées au sexe, de plus de 60 gènes affectant une série de fonctions cellulaires. Les formes syndromiques de la RP sont tout aussi hétérogènes.

    La RP est caractérisée par une perte de la vision progressive. Dans un premier temps, les photorécepteurs dits à bâtonnets dégénèrent, provoquant la perte de la vision périphérique. Cela est ensuite suivi par la dégénérescence des photorécepteurs dits à cônes, qui provoque la perte de la vision centrale. Le premier symptôme de la RP se manifeste généralement par des difficultés de vision nocturne pouvant apparaître précocement au cours de l’enfance. La maladie progresse sur une période de plusieurs années ou même décennies, et conduit finalement à la cécité. Certains patients deviennent aveugles dès l’âge de 30 ans, la majorité des patients deviennent légalement aveugles avant l’âge de 60 ans.

    L’image suivante illustre la détérioration de la vision normale jusqu’à la cécité dans la RP :

  • Atrophie Géographique (AG) de la DMLA sèche

    Bien que la Rétinite Pigmentaire (RP) et la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA) aient des origines très différentes, ces deux maladies sont caractérisées par la dégénérescence des photorécepteurs de la rétine. Il n’existe actuellement aucun traitement pour l’une ou pour l’autre de ces maladies.

    La DMLA est une maladie dégénérative due à des facteurs génétiques et environnementaux. La maladie affecte particulièrement la macula, c’est-à-dire la zone centrale de la rétine, épargnant la zone périphérique de la rétine. Ainsi, le champ visuel périphérique est habituellement préservé même dans les stades avancés de la maladie. Mais, tandis que la conservation de la vision périphérique permet au patient de maintenir un certain degré d’autonomie, la perte de la vision centrale a un impact significatif sur les activités quotidiennes telles que la lecture, la reconnaissance faciale et les tâches requérant une attention sur des détails.

    La dégénérescence maculaire survient généralement chez des patients de plus de 55 ans. La forme précoce de la DMLA est appelée DMLA sèche et peut évoluer dans le temps vers une DMLA tardive. La DMLA tardive peut prendre deux formes : la DMLA humide ou l’Atrophie Géographique (AG). Environ 15 millions de personnes sont affectées par la DMLA aux États-Unis, avec une prévalence mondiale de 170 millions de personnes. Les patients atteints par la DMLA à un stade avancé représentent seulement une fraction de cette population, et à son tour, seule une fraction de ceux-ci sont des patients souffrant d’AG. Les effets de l’âge sur l’AG sont significatifs. En effet, sa prévalence augmente significativement chez les patients de plus de 75 ans, atteignant 22 % de la population au-dessus de 90 ans.

Synthèse du développement clinique

Notre pipeline consiste actuellement en :

  • Deux produits candidats principaux pour le traitement de maladies dégénératives de la rétine affectant la vue, accompagnés de
  • Produits en développement préclinique ciblant des maladies neurodégénératives et ophtalmiques.

Visiter www.clinicaltrials.gov et chercher “GenSight Biologics” pour en savoir plus sur nos essais cliniques en cours énumérés ci-dessous. .